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Sophia Lisovskaya

Piano

Sophia Lisovskaya - Piano

Sophia Lisovskaya est née au sein d’une famille de musiciens professionnels. Montrant un intérêt précoce pour la musique, sa première apparition en public se fait à l’âge de six ans, au musée des Beaux-Arts de Moscou, un des endroits pour concerts préféré de Sviatoslav Richter. Depuis lors, elle continue de suivre la grande tradition de l’ancienne école russe grâce à une lignée de professeurs directement liés aux grandes figures du piano telles que Neuhaus, Sofronitzky et Scriabine. Le guide du disque américain décrit ainsi que dans certaines pièces, son jeu est

«proche du niveau établi par Sofronitzky et Richter. Ce sont des interprétations hors-pair».

Elle reçoit sa première récompense officielle à l’âge de treize ans en gagnant le premier prix dans la compétition ouverte à tous les soviétiques : « Nouveaux noms », jouant alors le deuxième concerto pour piano de Chopin avec l’ancien orchestre symphonique du ministère de la culture tandis qu’elle étudie encore au conservatoire de musique Tchaïkovsky pour jeunes. Sophia poursuit son éducation musicale à l’ouest, acceptant une bourse complète à l’académie royale de Londres en 1994 ainsi qu’une autre bourse de l’orchestre Philharmonia de Londres en 1996.

Parallèlement à ses études, la carrière de Sophia Lisovskaya continue de fleurir depuis son adolescence avec des engagements tels qu’une tournée en Amérique Latine pour interpréter le quatrième concerto pour piano de Rachmaninov à Bueno Aires (théâtre colon), Rio de Janeiro et Sao Paulo. Par la suite, elle se donne en concert dans toute l’Europe, dans des lieux comme St James Palace (Londre), la salle de concert Vastevas (Suède) et au Wigmore Hall (Londres) pour un récital.

Récemment, Sophia s’est produite dans de nombreuses salles de concert dans tout le Royaume Uni avec comme point culminant un retour au Wigmore Hall pour un récital basé sur les œuvres tardives de Chopin ainsi que celles des grands compositeurs russes. Continuant d’étendre son répertoire russe, Sophia a fait ses débuts en Suède avec une tournée du deuxième concerto pour piano de Rachmaninov. Son début dans la légendaire «  Grande Salle » du conservatoire de Moscou, avec la première du double concerto pour piano de Bruch accompagnée de l’orchestre de chambre d’état de Moscou durant les « proms » d’hiver, fut un immense succès.

Depuis, elle a fait de nombreux enregistrements, dont la plupart en direct, pour la Radio Nationale Suédoise, la BBC radio 3 et la radio de Moscou.

Sophia continue de poursuivre sa carrière pianistique en plaçant toute sa foi et son engagement dans l’intégrité artistique. Son répertoire est vaste bien que l’affinité qu’elle ressent depuis l’enfance pour les compositeurs russes ne l’ait jamais quittée. Ainsi, son premier enregistrement sur CD est un récital consacré à Scriabine, il est distribué par le label suédois BIS. La critique salue son approche musicale issue de la tradition russe comme Michel Le Naour pour Le Monde de la Musique qui écrit : “Sophia Lisovskaya a une sensibilité incontestable et des qualités digitales qui lui permettent de franchir les embûches techniques dont sont parsemées les partitions de Scriabine…»

Ses interprétations en public sont invariablement décrites comme originales et puissantes, avec une capacité particulière d’émouvoir fortement son auditoire avec un son à la fois  unique et reconnaissable.

Le directeur de musique de l’orchestre de la radio de Moscou, de l’orchestre symphonique de Vienne et de l’ Opéra de Zurich, Maestro Vladimir Fedoseer, dit de Sophia Lisovskaya qu’elle est « une pianiste qui possède un spécial don poétique ».

Récemment, Sophia a également ouvert le Festival de Londres pour pianistes virtuoses avec le concerto pour piano de Schumann. Elle est retournée en Russie pour une suite de concerts avec l’orchestre philharmonique de Nobosibivsk, sous la baguette du maestro Katz pour le cinquantième anniversaire de l’orchestre, et a donné un concert de gala en Lettonie en jouant le deuxième concerto pour piano de Shostakovitch.

Sophia a aussi fait ses débuts en récital à Milan (dans la prestigieuse «  Sala Verdi » pour la «  Soricieta dei concerti ») ainsi qu’à Moscou et en Suède. Le public de Sophia continue de s’agrandir au Royaume Uni grâce à ses récitals dans tout le pays ainsi que dans d’autres parties de la planète telles que l’Australie avec l’Orchestre de Queensland.

De prochains engagements la retiennent dans sa ville d’adoption, Londres, avec des concerts à St John Smith Square et à St James Piccadilly.

Comme Sophia a toujours accompagné son père musicien, elle apprécie beaucoup de collaborer avec d’autres artistes. Tôt dans sa carrière, l’implication de Sophia pour la musique de chambre l’a conduite à se produire dans de nombreux festivals comme celui de Bregenz, Ascona et le festival Josseff Otten. Plus récemment, elle a joué pour la première Shubertiade de Moscou dans la salle de la nouvelle «  Maison de la Musique » en compagnie de grands musiciens de chambre russes.

REVIEWS

Guide américain des CD MORIN
 
« Et voici encore une jolie jeune pianiste russe, et celle là a vraiment du talent. Sophia Lisovskaya  a été formée à Moscou et à Londres et s’est produite dans les principales Capitales Européennes, mais, semble-t-il, pas encore aux Etats-Unis. Mis à part la sonate numéro 4, composée en 1903, les 26 morceaux sont présentés dans l’ordre où ils ont été écrits, depuis l’Opus 2 de 1888-89 jusqu’à Vers la Flamme composé en 1914. De cette façon, Sophia Lisovskaya met en évidence l’évolution du style de Scriabine. Il est diaboliquement difficile de communiquer de manière juste et équilibrée son mélange unique de mysticisme et de sexualité, et je suis impressionné d’entendre à quel point elle le fait bien. Elle est techniquement saine et joue avec force, des tempos bien mesurés, des phrases joliment arrondies, et un sens vrai du ton et de la couleur. Elle est lyrique avec justesse dans les œuvres de jeunesse et réussit à faire jaillir les extases de la sonate et de Vers la Flamme avec force et beauté, approchant de très près le niveau d’excellence de Sofronitzky et de Richter. Voici des exécutions hors pair, enregistrées avec des qualités sonores remarquables. »
 
 
Sophia Lisovskaya au Wigmore Hall :
David Alker, critique musical
 
« La pianiste russe, Sophia Lisovskaya, qui a été formée à l’Académie de Musique Royale, a joué le premier mai, au Wigmore Hall, un récital enchanteur. La première Partita de Bach, BWV 852, démontra une technique sans faille. L’écoulement liquide de l’Allemande gardait de la profondeur avec un phrasé et une dynamique subtilement équilibrés. Si la Corrente courait comme un torrent, bondissant et cependant allégée par le drame complexe s’insinuant partout, alors le calme de la Sarabande arrêtait le cours grâce à de petits soupçons de rubato, donnant sa forme juste au mouvement. Les trilles de Sophia Lisovskaya, tout au long de cette œuvre étaient perçues comme fondues dans la musique tellement elles étaient exécutées avec une adresse qui n’a jamais faiblie.
 
La puissance de l’interprétation de Sophia Lisovskaya fut encore plus perceptible dans les œuvres de Scriabine. Son choix de cinq préludes des Opus 11 et 16, plein d’expressions et d’arêtes vives, fut remarquablement coloré. Le numéro 6 de l’Opus 11, sombre et pénétrant. Le numéro 1 de l’Opus 16, délicat et raffiné. La sensualité de Vers la Flamme fut contrebalancée par un grand moment de tension construit dans un arrangement remarquable. Les exécutions de Sophia Lisovskaya, furent vraiment puissantes, étreignant le détail kaléidoscopique de Scriabine.
 
Quelles que soient les limites que Schumann ait pu avoir dans son désir de réaliser des sonorités expressives au clavier, Sophia Lisovskaya a montré sa capacité à les surpasser dans cette fantaisie. La chaleur de son jeu enflamma toute la gamme des émotions contenues dans l’œuvre offrant une version lucide quoique incontestablement mûre, pour clore ce récital étourdissant. »
 
 
Piano News, Stefan Dettlinger
 
« La beauté du jeu de Sophia Lisovskaya est merveilleuse. »
 
 
Classics Today,   Jed Distler
 
« La pianiste Sophia Lisovskaya, née à Moscou, possède ce qu’il faut pour rendre cette musique vivante : une sonorité robuste et de longs doigts bien instruits qui sont capables de s’occuper de tout et même faire croire que c’est facile. »
 
 
Le Monde de la Musique, Michel Le Naour
 
« Il ne fait aucun doute que Sophia Lisovskaya possède la sensibilité et la technique qui lui permet de surpasser les embûches techniques dont la musique de Scriabine est constellée. »
 
 
Musical Opinion
 
« Le cinquième prélude (Opus 32) introspectif de Rachmaninov fut une œuvre d’art sous les doigts de Sophia Lisovskaya… »
 
 
BBC Music Magazine, Adrian Jack
 
«  je l’aime dans les petits morceaux rêveurs…Sophia Lisovskaya montre une sensibilité certaine. »
 
 
Västmanlands Läns Tidning, Suède,   Birgit Ahlberg-Hyse
 
« Prenons par exemple le concerto pour piano numéro 2 de Rachmaninov. Avec la dynamique intrinsèque et le toucher déterminé dont Sophia Lisovskaya fait preuve, elle est parvenue à imposer le piano au milieu des cordes insistantes des dernières mesures du premier mouvement. Mais, tout de même, les moments les plus délicieux furent ceux qu’elle exécuta  dans une constellation orchestrale plus modeste, ou bien quand les cordes n’ont fait que souligner certains passages comme au début du second mouvement. Et comme il aurait été agréable d’écouter le piano jouer seul, après, interprétant un toujours si court « encore », qui nous aurait permis d’entendre la relation intime de Sophia Lisovskaya avec le piano. Elle n’a pas encore trente ans et elle possède déjà une autorité naturelle en tant que musicienne, mais d’une manière humble et discrète. »